Le Musée d'Orsay à Paris

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Le musée d'Orsay à Paris

Célèbre musée situé à Paris, Orsay est implanté sur la rive gauche de la Seine, dans le septième arrondissement.

Il se trouve dans le quartier Saint-Thomas-d’Aquin au sein de l’ancienne gare d’Orsay que l’on doit à Victor Laloux, un célèbre architecte français. La gare date de 1898.

Les collections du musée sont principalement orientées vers le dix-neuvième et le vingtième.

Elles regroupent la peinture, la sculpture, les arts décoratifs, la photographie et l’architecture. Orsay possède notamment la plus grande collection de tableaux impressionnistes du monde.

Le musée est accessible en métro par la ligne 12. Il faut descendre à la station Solferino. Il possède aussi une gare souterraine desservie par la ligne C du RER.

Historique du Musée

L'horloge du musée d'Orsay de Paris

Le musée d’Orsay est situé à l’emplacement d’un ancien palais, le palais d’Orsay, qui accueillait la Cour des comptes et le Conseil d’État.

Édifié en 1810, il sera mis à sac pendant la Commune de Paris en 1871, un soulèvement populaire contre l’autoritarisme du gouvernement d’Adolphe Thiers et qui s’est terminé dans le sang.

Victor Laloux fut en charge de la restauration des ruines. On transforma le palais en gare. Elle servit de terminus pour les passagers désirant se rendre à l’Exposition universelle de Paris en 1900. 

Ce n’est que dans les années 1980, quand la gare cessa ses activités ferroviaires, que le président Giscard d’Estaing proposa sa reconversion.

Sous l’impulsion des architectes Bardon, Colboc et Philippon, la gare est transformée en musée. Il sera décoré par l’architecte d’intérieur italienne Gae Aulenti.

Le premier incident lié au musée d’Orsay interviendra en 2007. Des malfaiteurs s’introduisent dans l’enceinte du musée et déchirent sur plus de dix centimètres la toile de Claude Monet « Le pont d’Argenteuil ». Celle-ci sera complètement restaurée.

Les Collections

Les collections du musée d'Orsay de Paris

L’Architecture

L’architecture trouve naturellement sa place au musée d’Orsay, qui est lui-même une œuvre d’art. Les collections mettent aussi bien en avant les obligations de l’architecture moderne de répondre aux demandes de la vie urbaine du dix-neuvième, mais elles laissent aussi la place à des projets plus ésotériques, sortis de la mémoire des plus grands architectes du dix-neuvième.

Le musée possède une vaste étendue de dessins architecturaux, ayant pour but d’évaluer les possibilités offertes par la diversité des techniques de réalisation et de décoration que la mécanisation a rendue possible au dix-neuvième. 

L’architecture se mêle aussi à la peinture. Les projets de Charles Lameire, par exemple, nous éclairent sur la réalisation extérieure et intérieure des monuments comme le Trocadéro ou la Basilique de Fourvière de Lyon.

L’ésotérisme a aussi sa place dans le musée, comme en témoigne le monument imaginé par François Garas, une tour à l’allure inquiétante juchée sur un pic rocheux, le « Temple à la pensée dédié à Beethoven ».

Les Arts Décoratifs

Avant la création du musée d’Orsay, aucun musée ne s’était décidé à rassembler des objets d’art décoratifs, même si le musée du Luxembourg avait une petite collection s’arrêtant au règne de Louis Philippe. L’ambition d’Orsay était donc de réunir des pièces de toute l’Europe ayant trait au mobilier et à l’ameublement.

Après une campagne d’acquisitions, le musée expose des verreries, des poteries et des bois sculptés peints par Gauguin, toutes sortes de meubles et des vitraux, soit plus d’un millier de pièces aux styles hétéroclites, qui ont pour point commun d’avoir été réalisés avec un raffinement extrême.

Les Arts Graphiques

Centrée autour du dessin, la collection des arts graphiques s’est constituée par la donation de plusieurs artistes ou de leurs descendants. Ainsi, Eugène Boudin et les héritiers de Puvis de Chavannes ou de Redon ont légué une partie des croquis de leurs aïeux.

Ne sont exposés dans le musée que les artistes étant nés entre 1820 et 1870. On y trouve des œuvres de Seurat, de Gustave Courbet, d’Honoré Daumier, d’Edgar Degas et de Millet. 

Le dessin de presse y est aussi représenté puisque le musée expose des dessins d’Herman-Paul ayant trait à la révision du procès du capitaine Dreyfus à Rennes. On y trouve aussi des caricatures de Kupka pour le journal satyrique de gauche, l’« Assiette au beurre ».

Certains dessins d’artistes comme ceux de Verlaine ou de Saint-François-d’Assise témoignent d’une ouverture du musée quant à son appréhension de la pratique du dessin, qui a considérablement évolué dans la seconde partie du dix-neuvième.

La Peinture

Elle constitue le fer de lance du musée. Sa collection regroupe plus de cinq mille œuvres. Elle se concentre essentiellement autour de l’impressionnisme et du postimpressionnisme, mais le musée expose aussi des toiles symboliques et réalistes.

On y trouve « L’Origine du monde » de Courbet, des peintures de Degas, de Delacroix, de Fantin-Latour, Gauguin, Manet, Monet, Puvis de Chavannes et de tous les grands maîtres de la peinture française et européenne de l’époque.

La Photographie

La photographie couvre une période allant de 1848 à 1914. La photographie est officiellement née avec Arago en 1839, mais l’esthétisme se développe surtout après 1914. Pour ces raisons, les photographies du musée ont une nature originelle.

On retrouve tous les grands noms qui ont bouleversé l’évolution formelle de la photo. L’anglais Fox Talbot et ses « Arbres se reflétant dans l’eau », des autoportraits de Degas ou des œuvres de Mollard, qui s’est intéressé à la vie paysanne, jalonnent la visite. L’intime est aussi de mise avec des nus artistiques du début du vingtième. On notera « Marthe au tub » de Pierre Bonnard.

La Sculpture

Le musée d’Orsay présente une collection centrée autour de l’âge de l’excès puis de l’âge de l’oubli de cet art qui s’est profondément transformé au dix-neuvième, alors que la sculpture se détache progressivement de la représentation de l’homme.

On y trouve des œuvres de Rodin, comme « L’Âge d’airain », de Daumier et même de la première œuvre de Bourdelle, la tête de Beethoven. « La petite Danseuse de 14 ans » d’Edgar Degas côtoie les sculptures de Camille Claudel et de Barrias au sein d’une collection de plus de deux mille œuvres, dont certaines n’ont jamais encore été montrées au public.

Le Plan

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