Que visiter à Nantes ?

Nantes, la cité des ducs de Bretagne
Capitale du duché de Bretagne jusqu’au quinzième siècle, Nantes connut son apogée au dix-huitième avec le commerce international et notamment celui des esclaves.
C’est à cette période qu’une grande partie du patrimoine architectural de la ville, qui fait toute sa richesse aujourd’hui, s’est constitué.
Le Château des Ducs de Bretagne

Construit entre le treizième et le seizième, il fut la résidence du duc François II et de la duchesse Anne de Bretagne. Il s’agit en réalité d’un ensemble architectural dont le premier château fut le « Chastel de la Tour Neuve », agrandi au quatorzième par Jean IV de Bretagne.
Il fut tour à tour une forteresse, le siège du gouverneur de la ville puis une caserne. Entre 1997 à 2007, de gigantesques travaux ont été entrepris et ont permis de revaloriser la complexité architecturale du château. Il abrite depuis le musée de l’histoire de Nantes.
La Cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul

Edifice catholique romain et siège de l’évêché de Nantes, sa construction a duré plus de quatre cent cinquante ans. Les travaux ont débuté au quinzième sous la direction de Guillaume Dammartin. La Bretagne était alors prospère à la faveur d’une politique lui ayant permis de rester à l’écart des guerres franco-anglaises.
La façade de l’édifice présente deux tours dont les sommets sont en terrasse. Le tombeau du duc François II et de son épouse, Marguerite de Foix, compte parmi les éléments remarquables du bâtiment.
La Place du Maréchal Foch

Appelée Place d’Armes jusqu’au Premier Empire puis Place Louis XVI sous la Restauration, elle acquis le nom du maréchal de France après la Première Guerre Mondiale.
La place est bordée de divers bâtiments datant du dix-huitième comme l’hôtel Montaudouin, l’hôtel d’Aux, ou l’hôtel de Bruc qui fut le siège de la Gestapo pendant la Deuxième Guerre Mondiale. En son centre se trouve une des dernières statues de Louis XVI encore présente en France, œuvre de Dominique Molknecht.
La Place Royale

Ensemble de bâtiments de style classique, la place a été construite sous la direction de Mathurin Crucy, qui l’a pensée pour être le cœur de la ville. Son architecture se distingue par des immeubles aux façades symétriques. Au centre, on y trouve une statue gigantesque consacrée à la vocation maritime de la ville, représentée par une femme assise versant de l’eau dans deux amphores.
Les affluents de la Loire, l’Erdre, la Sèvre, le Cher et le Loiret sont aussi représentés par des statues demi-allongées. En 2007, la place a été transformée afin de la rendre intégralement piétonne.
La Basilique Saint-Nicolas

Édifice néogothique construit dans la deuxième moitié du dix-huitième, il a été bâti en granit sous la direction de Jean-Baptiste-Antoine Lassus, qui fut un des collaborateurs de Viollet-le-Duc. La basilique fut gravement endommagée par les bombardements lors de la Deuxième Guerre Mondiale et son Grand-Orgue a été détruit.
Sa reconstruction a duré plus de trente ans et s’est étalée des années cinquante aux années soixante-dix. Dans les années 2000, des travaux d’aménagement ont permis à l’église de retrouver sa blancheur d’origine, passée à cause de la pollution urbaine.
L’Eglise Notre-Dame-de-Bon-Port

Bâtiment dont le dôme rappelle celui des Invalides de Paris, il a été construit sur le modèle d’une croix grecque dont les branches sont de longueurs égales. L’église date de la deuxième moitié du dix-neuvième et les travaux de construction ont été effectués par les architectes nantais Seheult et Chenantais.
Dans le cœur des nantais, elle porte le nom d’Eglise Saint-Louis en référence au maire de la ville, qui a très largement financé sa construction. Elle est dédiée au culte de la Vierge Marie qui assure la protection des marins.
Le Belem

Construit à Nantes, c’est un bateau à trois mats qui est connu dans le monde entier et qui est de toutes les fêtes nautiques autour du globe. C’est le dernier trois-mâts français en état de naviguer et le plus ancien trois-mâts d’Europe.
Il connut ses heures de gloire lors du transport du cacao entre les Antilles et le port de Nantes. Devenu obsolète à l’âge de la marine à vapeur, il fut racheté par le duc de Westinster qui en fit un yacht de luxe.
Le Passage Pommeraye

C’est une galerie marchande construite dans la deuxième moitié du dix-neuvième siècle et qui doit son nom à la société immobilière en charge de sa promotion. Elle se compose de trois niveaux, lesquels sont reliés par un escalier monumental permettant de compenser la déclivité du terrain.
La galerie et son escalier sont très présents dans le cinéma et la littérature. On les voit dans « Les Parapluies de Cherbourg » et apparaissent aussi dans « La Véritable Histoire du Soldat Inconnu », bande dessinée de Jacques Tardi.
Le Musée Jules Verne

Inauguré en 1978, il est tout entier consacré à l’œuvre du célèbre écrivain précurseur de la science-fiction et originaire de la ville. Il expose ainsi des manuscrits, des illustrations, des affiches, des portraits et de nombreux documents lui ayant appartenu.
Il est à noter que la maison dans laquelle a été installé le musée n’a jamais appartenu à l’écrivain ni à sa famille. Cependant, la maison de ses parents, située au 29 de la rue des Réformés, est toujours visible.
L’Opéra Graslin

Situé sur la place éponyme, il a été construit sous la direction de Mathurin Crucy et a été inauguré en 1788. De style classique, il déploie un fronton supporté par huit colonnes corinthiennes, sur lequel sont posées huit muses, sculptées par Domique Molknecht.
L’intérieur est de style néo-classique et la salle adopte le plan d’un théâtre à l’italienne. Il a été mis à l’honneur en 1960 par le film « Lola » de Jacques Demy.
Les Machines de l’Île

Espace d’animation et d’exposition construit sur l’île de Nantes, il a été inauguré en 2007. L’espace abrite de gigantesques machines qu’il est possible de visiter et qui proposent des spectacles interactifs.
Ainsi, le Carrousel des Mondes marins est un manège de presque trente mètres de haut peuplé de plus de trente mobiles représentant autant de créatures marines. L’Éléphant en action, de douze mètres de haut, peut accueillir un peu plus de cinquante passagers et offre un panorama somptueux sur la ville de Nantes.
Le Jardin Japonais

Situé sur l’Erdre, le jardin a été construit avec les résidus du dragage du canal de Nantes à Brest.
C’est une île artificielle composée autour de trois constructions dont les architectures s’inspirent de l’habitat traditionnel japonais : la capitainerie, la Maison de l’Erdre et un restaurant, situé à l’extrémité de l’île.
Le paysage est parsemé de bambous, de cyprès chauves, de cerisiers du Japon et de camélias.
Que visiter à Lille ?

Lille, la Capitale des Flandres
Lille a toujours eu, au cours du temps, une histoire très mouvementée. Avant d’être française, elle a fait partie du comté de Flandre, du Royaume de France, des États Bourguignons, du Saint-Empire romain germanique puis des Pays Bas Espagnols.
Au dix-neuvième siècle, elle est devenue une ville industrielle de premier ordre, après avoir été une riche cité marchande.
Après la Deuxième Guerre Mondiale, une période de déclin commença pour elle, que la réhabilitation des quartiers sinistrés et la migration vers le sectaire tertiaire ont endigués. Lille affiche depuis le visage prospère d’une métropole tournée vers l’avenir.
La Grand Place

Elle est le cœur de la ville de Lille. Elle se situe entre le quartier piétonnier et la vieille ville et accueille de nombreuses manifestations tout au long de l’année.
Plusieurs bâtiments remarquables s’y trouvent comme la Vieille Bourse, ou la Grand’Garde qui héberge le théâtre de la ville. Au centre de la place se trouve la colonne de la Déesse, entourée de fontaines.
La Vieille Bourse

C’est le bâtiment le plus prestigieux de la ville. Construit selon une architecture maniériste d’inspiration flamande, elle se comporte de vingt-quatre demeures identiques qui renferment une cour intérieure où se retrouvent flâneurs et touristes ainsi que de nombreux marchands.
Bâtie au dix-septième siècle, elle fut une bourse de commerce avant de devenir, en 1910, la Chambre de Commerce de la ville, laquelle a déménagé depuis dans son bâtiment attitré.
La Chambre de Commerce et d’Industrie

Situé sur la Place du Théâtre, le bâtiment a été construit au début du vingtième par l’architecte Louis-Marie Cordonnier dans un style néo-flamand. Le bâtiment possède un beffroi haut de plus de soixante-dix mètres, lequel domine l’opéra.
Sa façade est ornée de volutes et de végétaux, ce qui témoigne du style lillois, un mélange formé par les racines flamandes et les inspirations françaises.
L’Opéra

Théâtre néo-classique construit au début du vingtième, il eut pour but de remplacer l’ancien opéra, ravagé par un incendie en 1903. Sa façade est inspirée de l’Opéra Garnier de Paris.
En 1998, il fut l’objet d’un projet de rénovation important alors que l’État l’avait fait fermer en raison d’une défaillance des normes de sécurité. Il est doté d’une salle à l’italienne de plus de mille places et propose un vaste répertoire de spectacles populaires et lyriques.
Le Palais Rihour
C’est l’unique partie encore sur pied d’un palais du quinzième construit par les ducs Valois de Bourgogne. L’édifice, comprenant quatre ailes encadrant une cour d’honneur, a été détruit par des incendies au cours des siècles. Les archives de la ville ainsi qu’une partie des ailes du bâtiment ont disparu.
La chapelle et la salle de garde sont d’inspiration gothique comme en témoigne la voûte d’ogives. Dans l’ancienne salle des gardes, se trouve actuellement l’office de tourisme tandis que la chapelle abrite des expositions temporaires.
La Cathédrale Notre-Dame-de-la-Treille

Située dans le quartier du Vieux Lille, cette cathédrale néogothique a été construite dans la deuxième moitié du dix-neuvième. Elle abrite une statue miraculeuse de la Vierge qui a donné son nom à l’église.
Le bâtiment se distingue par une façade très sobre et extrêmement moderne. C’est à la création du diocèse de Lille que l’église acquit le statut de cathédrale.
L’Église Saint-Maurice
Les travaux de construction de cette église gothique ont débuté au quatorzième et se sont terminés au dix-neuvième. Elle se caractérise par un seul niveau d’élévation. De plus, tous les vaisseaux ont une hauteur et une largeur identique, ce qui est typique du gothique brabançonnais.
Elle comporte, de plus, plusieurs peintures du brugeois Jakob Van Oost, qui résida à Lille dans la deuxième partie du dix-septième. Parmi ses œuvres se trouvent la « Transverbération de Sainte-Thérèse » ou « La Fuite en Egypte », tableaux d’inspiration biblique.
Le Palais des Beaux-Arts

C’est le plus grand musée des Beaux-Arts de province en termes de nombre d’œuvres exposées. S’il comporte plus de soixante mille œuvres, seules deux mille sont accessibles à la visite.
Le musée possède une collection très complète de peintures flamandes et françaises ainsi que de sculptures et d’objets d’art de la Renaissance. Il possède aussi une collection numismatique de plus de cinq cent pièces et médailles.
La Porte de Paris

Construit à la fin du seizième siècle, elle faisait partie des remparts de la ville. Elle fut édifiée en forme d’arc de triomphe afin de célébrer les victoires de Louis XIV.
Considérée comme un chef-d’œuvre de l’art militaire, son faîte exhibe deux anges qui sont les allégories de la « Renommée » et de la « Victoire », cette dernière se préparant à couronner Louis XIV de lauriers.
L’Hôtel de Ville

Il est l’œuvre d’Emile Dubuisson. Après l’incendie accidentel de l’ancien hôtel de ville, il fut décidé, en 1924, d’en édifier un nouveau.
Il se caractérise par son beffroi de plus de cent mètres de hauteur et a été construit en béton, en brique, en pierre de Béthisy et en céramique. Il possède une galerie intérieure de style Art Nouveau, séparée en trois nefs.
La Citadelle

Édifié sous Vauban, cette forteresse est un ouvrage remarquable tant par ses dimensions que par la finesse et la qualité de son architecture. Pendant longtemps, elle a été la limite nord-ouest de la ville. Elle fut considérée comme la matrice selon laquelle Vauban allait édifier la plupart des citadelles de France.
Elle doit son excellente conservation au fait qu’elle ait toujours été en activité, soit comme entrepôt de stockage, soit comme caserne de garnison. Autour d’elle, se déploie un parc dans lequel il est possible de se divertir et de pratiquer de nombreuses activités sportives.
Le parc de la citadelle et le zoo

D’une superficie de soixante hectares, il est le principal espace vert de la ville. Il est composé d’une multitude de microreliefs, sculptés par l’architecture de Vauban.
En plus d’un stade d’athlétisme et d’un parc d’attractions, on y trouve un zoo gratuit de plus de trois hectares et demi et qui comporte plus de trois cents animaux. Il est divisé en différentes zones selon les continents où il est possible de contempler aussi bien des chouettes de Laponie que des rhinocéros blancs ou des gibbons à mains blanches.
Que visiter à Toulouse ?

Toulouse, le joyau du Languedoc
Capitale du royaume Wisigoth pendant plus de cent ans, puis capitale historique du royaume du Languedoc, Toulouse a été, de tout temps, une ville rayonnante. Grâce au développement précoce de son université, du commerce puis de l’industrie, elle a acquis une dimension internationale, reflétée aujourd’hui par les nombreux secteurs de pointe et institutions culturelles de prestige que la ville héberge.
Surnommée tour à tour la « Cité des Violettes » en référence au commerce de cette petite fleur dont sont tirés sucreries et sirops, ou la « Ville Rose » en raison du matériau avec lequel sont faits les bâtiments de la ville, Toulouse est une métropole aux mille visages.
Le Capitole

Ce bâtiment accueille le théâtre éponyme ainsi que la mairie de la ville. Il s’ouvre sur la place du Capitole, gigantesque espace de douze mille mètres carrés, dont le seul ornement est une croix occitane à douze branches qui symbolise les douze heures de la journée.
Le Capitole a été bâti au douzième siècle par les Capitouls, habitants des quartiers de Toulouse, pour y asseoir le pouvoir municipal. Construit dans un style classique en pierre calcaire et en brique sous la direction de Guillaume Cammas, il se compose de deux étages. Sa façade comporte quarante-et-une fenêtres, ornées chacune d’un balcon en fer forgé.
La Basilique Saint-Sernin

Sanctuaire abritant les reliques de l’évêque martyr Saint-Saturnin, la basilique est la plus grande église romane d’Europe. Ses plus de deux cent cinquante chapiteaux en font le symbole de l’architecture romane méridionale.
Au cours de l’histoire, et notamment du Moyen-Âge, elle a été l’un des plus importants lieux de pèlerinage de l’Occident chrétien et recevait de nombreux marcheurs qui se rendaient à Compostelle. Construite au onzième siècle, elle a abrité jusqu’à la Révolution une communauté de chanoines.
Le Pont-Neuf
Construit à l’initiative de François Premier, il est, à l’heure actuelle, le plus vieux pont enjambant la Garonne. Il relie la Place Esquirol au cours Dillon. Il nécessita, avant sa construction, de nombreuses études, afin que celui-ci puisse résister aux crues exceptionnelles du fleuve.
Avec ses sept arches irrégulières et ses piles ouvertes, il repose sur des blocs de granit qui ont été enterrés sous le lit de la Garonne. Au cours des années 1940, il fut l’objet de travaux de rénovation.
La Cathédrale Saint-Etienne

Si les premières traces de la bâtisse remontent à la fin du onzième, on ne connaît pas les origines de celle-ci. C’est un édifice catholique romain dont la construction commença au treizième siècle. Il se caractérise par l’accrétion de styles très distincts.
L’arrière du bâtiment est de style roman tandis que la nef est raymondine et que le chœur, lui, est gothique. Le chœur étant deux fois plus large que la nef, l’allée centrale est en forme de ligne brisée. C’est la seule église de la ville à avoir conservé ses vitraux originaux, le plus vieux datant du quatorzième siècle.
L’Église des Jacobins

Elle fait partie d’un ensemble complété par un cloître et un couvent. L’église en brique est caractéristique du gothique languedocien, style dans lequel se retrouvent beaucoup de bâtiments et de constructions religieuses du treizième et du quatorzième.
Construite par l’ordre mendiant des Frères Prêcheurs, elle abrite, dans une châsse, les restes du corps de Saint Thomas d’Aquin. Jusqu’à la Révolution, elle était le siège de l’Université de Toulouse.
Le Musée des Augustins
Créé en 1793, il s’agit du musée des Beaux-Arts de la ville. Il abrite une importante collection de sculptures de l’époque romane du douzième, l’une des plus riches au monde, à laquelle s’ajoute un fond tout aussi important de sculptures gothiques régionales datant du quatorzième et du quinzième.
Enfin, Claudel et Rodin sont les figures de proues de la collection qui, évoluant à travers les siècles et quittant sa vocation sacralisante, sanctuarisa les émotions humaines au sens large. Il s’agit du musée dédié à la sculpture le plus complet de France.
La Basilique Notre-Dame la Daurade

Basilique mineure se trouvant sur les quais de Garonne, elle a été construite vingt ans avant la Révolution dans un style néoclassique. Elle se démarque des autres édifices religieux par son absence de clocher mais aussi par la présence d’une Vierge Noire, dédiée au culte aux femmes enceintes.
La statue originale fut brûlée pendant la Révolution sur la Place du Capitole si bien que celle qui est présente dans l’église en est une copie, reproduite selon les souvenirs que l’on avait de l’ancienne.
La Chapelle des Carmélites

Seul édifice du couvent éponyme qui n’a pas été détruit à la Révolution, la chapelle a été édifiée au dix-septième et décorée au dix-huitième. Elle contient de somptueuses peintures murales de Rivalz et des tableaux de Despax.
Son architecture baroque met en valeur les représentations de l’Assomption de la Vierge et de l’Apothéose de Sainte-Thérèse. Sur quatre tableaux muraux, en outre, sont racontés la vie d’Elie et d’Elisée sur le Mont Carmel. Sur la coupole, Despax y a représenté les Prophètes et les Justes comme Abraham, Samson, Salomon, Isaïe, Josué ou encore Moïse, peints autour d’un triangle de lumière divine.
L’Hôtel d’Assézat
C’est un hôtel particulier bâti selon les plans du plus grand architecte toulousain de la Renaissance, Nicolas Bachelier. Sa cour carrée est considérée en France, avec celle du Louvre, comme une des premières apparitions du style classique.
La bâtisse abrite actuellement un musée contenant des œuvres des plus grands peintres européens, de Canaletto à Modigliani, en passant par Degas, Toulouse-Lautrec, Van Dyck, Monet et même Picasso. Elle héberge aussi plusieurs sociétés savantes comme la Société de Médecine, la Société Archéologique du Midi de la France, ou l’Académie des Jeux Floraux.
Le Jardin Japonais

Crée en 1981 sous l’impulsion du maire de la ville de l’époque, Dominique Baudis, c’est une espace de sept mille mètres carrés constellé d'espèces florales d'Extrême-Orient.
Pensé comme un espace de méditation, il est isolé du reste du parc dans lequel il a été conçu par des rideaux de végétaux et des collines.
La Cité de l’Espace

Parc à thème orienté vers la conquête de l’espace, il permet de découvrir de nombreuses maquettes grandeur nature des fusées Ariane ou des modules Soyouz.
Il est aussi l'occasion de vivre une expérience interactive grâce à ses salles de cinéma en trois dimensions qui projettent différents films tout au long de l’année. Le parc dispose, enfin, d’un planétarium qui propose différents spectacles pour les plus jeunes.
Que visiter à Metz ?

Metz, la ville-jardin
Riche d’un patrimoine de plus de trois mille ans, Metz fut une place forte du Saint-Empire romain, du Royaume de France puis de l’Empire allemand. De l’Antiquité au Moyen-Âge en passant par le siècle classique, la ville porte encore beaucoup de traces de son passé florissant.
Le Cathédrale Saint-Étienne

Surnommée la « Lanterne du Bon-Dieu » en raison de sa façade qui est couverte de vitraux, elle date du treizième bien que ses travaux se soient poursuivis jusqu’au seizième. C’est un édifice de style gothique érigé en pierre de Jaumont, un calcaire jaune or extrait en Lorraine.
Certains vitraux ont été réalisés par le peintre russe Marc Chagall. Cette cathédrale a été célébrée dans l’art pictural par Auguste Migette par exemple. Albert Robida y a aussi consacré une lithographie. Elle est aussi représentée dans un timbre de 1936.
La Place Saint-Louis

C’est une place datant de l’époque médiévale dont les immeubles qui la bordent abritent des chalands sous leurs façades. L’architecture de la place conserve les traces de la période moyenâgeuse. Les maisons ont un toit en tuile de canal ayant la forme d'une « pointe de diamant ».
Certaines bâtisses supportent encore des balcons en saillie qui datent de la Renaissance. Au centre de la place se trouve une statue de Saint-Louis. En 2007, la place a été réaménagée afin de la rendre intégralement piétonne. Elle accueille aussi, chaque année, le marché de Noël.
Le Temple Neuf

C’est une église réformée qui date du début du vingtième. De style néoroman, elle a été bâtie durant la période Wilhemienne de Metz, c’est-à-dire celle qui a suivi l’annexion allemande de la ville, à la suite de la défaite de 1870.
Avec plusieurs autres bâtiments du même style, il illustre la politique de germanisation de la ville entreprise par Guillaume II à cette période. L'église est devenue emblématique car elle porte en elle s'est fait le symbole des affrontements et des rencontres entre catholiques et protestants.
La Place de la Comédie

Place dont la construction date du dix-huitième, elle marque une période où le pouvoir royal souhaitait embellir la ville. Avec la Place d’Armes et l’Esplanade, elle complète un dispositif de style classique.
Cette construction fait suite à la fortification de la ville par Vauban. La Place de la Comédie se trouve sur l’île du Petit-Saulcy.
L’Opéra

Datant des années 1750, il est l’un des plus anciens théâtres de France encore en activité. Il fait partie d’un ensemble, avec le bâtiment de la Douane et de la Place d’Armes, qui fut construit sous l’impulsion du duc de Belle-Isle et qui eut pour but de donner un air plus moderne à la ville.
La salle de théâtre est faite à l’italienne. Parmi les grands acteurs de théâtre à y avoir joué, on peut citer Sarah Bernhart dans la « Tosca ». Il emploie actuellement plus de cent salariés et propose une programmation éclectique faite de théâtre, de danse et de nouvelles créations.
La Place d’Armes
C’est une place pavée rectangulaire souhaitée par le duc de Belle-Isle et son successeur, Jacques François Blondel, au dix-huitième. Elle a connu diverses appellations au cours de l’histoire, mais ce fut lors de l’annexion allemande qu’elle prît le nom de Place d’Armes.
À l’est de la place se tient l’hôtel de ville, l’un des plus grands bâtiments voulus par le plan Blondel. Au sud y était prévu, à l’origine, un parlement pour asseoir le pouvoir royal. Après la Révolution, ce sont finalement des boutiques qui y ont pris place.
Le Centre Pompidou
Construit près de la gare et du parc de la Seille, c’est un centre d’art contemporain d’une surface de plus de cinq mille mètres carrés. Il émane d'une volonté de décentraliser les structures artistiques. Chaque année, c’est le musée français le plus visité hors de Paris.
Il doit son affluence à la proximité géographique de la ville avec la Belgique, le Luxembourg et l’Allemagne. Le projet a été achevé en 2010. Elle expose en permanence quelques huit cents chefs d’œuvres dont la plupart sont issus du centre Pompidou de Paris.
Le Musée de la Cour d’Or
Il s’agit en réalité d’un ensemble de musées. On y trouve un musée archéologique qui présente diverses collections d’art gallo-romain, un musée d’architecture qui fait la part belle à la Renaissance et au Moyen-Âge.
Puis se trouve un musée des beaux-arts et un dernier, dédié à l’histoire militaire. Le musée a été fondé en 1839 et il coïncide avec l’avènement de la société d’histoire naturelle de la Moselle. La première collection abritée par le musée fut dédiée aux animaux naturalisés.
La Porte des Allemands

Elle est un des vestiges du système de défense de la ville. Porte et pont à la fois, elle enjambe la Seille et doit son nom aux Chevaliers Teutoniques qui avaient fondé un hospice non loin de la porte.
La ville devint propriétaire de la porte en 1900. Elle décida de le transformer en musée dans lequel on trouve des gravures et de multiples pièces attenantes à l’histoire de la ville.
La Porte Serpenoise

Située dans le centre-ville, elle a longtemps marqué la limite sud de Metz, depuis le treizième siècle jusqu’au début du vingtième. La porte fut reconstruite de nombreuses fois.
La version actuelle a été érigée en 1852. Elle se compose d’un arc de triomphe décoré de guérites.
Le jardin de l’Esplanade

Il est situé en plein centre-ville. S’étendant sur une surface de presque dix mille mètres carrés, le jardin à été fondé au début du dix-neuvième siècle et a été remanié dans les années 1960.
Il surplombe le plan d’eau de Saint-Symphorien. Au détour des allées, on y trouve des tilleuls, des marronniers ainsi que plusieurs statues à l’effigie d’illustres personnages, sculptées par les artistes de l’école de Metz.
Que visiter à Nancy ?

Nancy, une ville des Lumières aux influences Européennes
Préfecture du département de Meurthe-et-Moselle et ancienne capitale du duché de Lorraine, Nancy a été élue quatre fois « ville la plus agréable de France » entre 2006 et 2010.
Certains monument nancéiens sont classés au patrimoine de l’Unesco. C’est une ville à taille humaine qui déploie des trésors d’architecture pour combler le touriste en quête d’histoire.
La Place Stanislas

C’est un des symboles de la ville. Elle fut construite sous la direction de l’architecte Emmanuel Héré entre 1751 et 1755 selon le désir du duc de Lorraine Stanislas Leszczynski qui voulait en faire une place royale mais aussi dédiée aux festivités populaires. Tout autour de la place furent construits des bâtiments d’ordonnance classique rythmés par un jeu d’ordre impressionnant.

Au sud de la place, s’élève la gigantesque façade de l’Hôtel de Ville tandis qu’à l’est sont érigés le Grand Hôtel et l’Opéra. Au nord, se trouve la courtine qui unit les deux bastions de Vaudémont et d’Haussonville. A l’ouest, enfin, il y a le Musée des Beaux-Arts qui abritait en son temps le Collège de Médecine.
La Cathédrale

Située dans la Ville Neuve, elle a été construite au début du dix-huitième siècle par l’architecte Giovanni Betto, à qui on doit aussi l’église de Saint Dié.
Elle a été temporairement transformée en temple de la déesse Raison lors de la Révolution Française. Après de nombreuses profanations au cours de l’histoire elle accéda, en 1867, au statut de basilique privilégiée.
La Place et la Basilique Sainte-Epvre

Construite entre 1865 et 1874 par Prosper Morey afin de remplacer l’église paroissiale du même nom, la basilique déploie un style néo-gothique qui s’intègre parfaitement à l’architecture du vieux Nancy.
Elle possède une haute flèche qui domine la place Sainte-Epvre, circulaire, et connue pour ses fameuses arcades qui bordent l’édifice.
Le Palais Ducal

Ancienne demeure des ducs de Lorraine, ce bâtiment est caractéristique du gothique qui émaillait encore l’architecture du début de la Renaissance. Les structures anguleuses et sombres du Moyen-Âge se marient avec des décors italianisants. Le premier étage est occupé par la gigantesque salle de réception baptisée la Galerie des Cerfs, complétée par la Salle Neuve, construite plus tard par Charles III.
L’escalier de l’Horloge, lui, marque la séparation entre la partie classique du palais et sa partie gothique. Ce bâtiment abrite à l’heure actuelle le Musée Lorrain qui retrace l’histoire de la ville. On peut y voir certaines œuvres des artistes de la région, comme les peintures de George de La Tour ou les cuivres de Jacques Callot.
L’Église Notre-Dame de Bonsecours
Elle a aussi été nommée Notre-Dame de la Victoire des Rois par le duc et Chapelle des Bourguignons par le peuple. On doit sa construction à Emmanuel Héré qui s’est inspiré de l’ancien sanctuaire du cimetière Saint-Nicolas de Vienne.
Cette église est l’un des rares symboles du style rococo religieux en France comme en témoignent sa nef polychrome, sa chaire ouvragée à l’extrême et ses placages en stuc.
L'Église Saint-Sébastien

Dernier monument d’intérêt de la Veille Ville, cet édifice a été construit par l’architecte nancéien Jean-Nicolas Jennesson entre 1720 et 1731, bien que sa fondation remonte à la fin du dix-septième siècle. C’était la première paroisse de la vieille ville, dédiée à Saint-Sébastien, que l’on priait lors des épidémies de pestes qui ont ravagé la région un siècle durant.
L'Église des Cordeliers
Elle était autrefois reliée au Palais Ducal par un passage souterrain. Il s’agit d’une église sobre qui se distingue par des vitraux rouges flamboyants contrastant avec des murs en pierre blanche.
Cette église abrite le sanctuaire de Charles le Téméraire et fût un des lieux privilégiés de recueillement des membres de la dynastie royale des Habsbourg-Lorraine. Le couvent qui se trouve a proximité a été confié aux Franciscains et contient une bibliothèque de plus de trois milles volumes. Actuellement, elle héberge le Musée des Arts et des Traditions.
La Porte de la Craffe

C’est un vestige des fortifications médiévales qui fut érigé au quatorzième siècle, au nord de la Vieille Ville. Il marquait l’entrée de la ville en son temps et est l’unique témoin des fortifications antérieures à celles de Vauban.
Elle consiste en deux tours jumelles reliées par des murs de plus de trois mètres d’épaisseur. Au seizième siècle, une seconde porte fut ajoutée à l’extérieur de la première enceinte. Elle rejoignait la Porte de la Craffe par un tunnel souterrain.
La Porte de la Citadelle
Suite à l’édification de la Porte de la Craffe, Charles III confia à l’architecte Orféo Galeani la construction d‘une deuxième porte censée compléter la défense de la ville.
Il lui commanda la construction de deux bastions à oreillettes qu’il relia par cette porte et par un ingénieux système de pont-levis afin d’isoler la ville de la campagne. Construite en 1598, elle fut classée monument historique en 1910.
