Que visiter à Reims ?

Reims, la noble de Champagne
Capitale de la Champagne se situant à la croisée de différents itinéraires européens, Reims est une ville d’histoire connue notamment pour sa cathédrale qui fut le lieu du sacre de la majorité des rois de France, des Carolingiens aux Bourbons.
C’est aussi une ville à l’architecture flamboyante et aux traditions gastronomiques très marquées, le champagne faisant office d’ambassadeur de la culture champenoise à travers le monde.
La Cathédrale Notre-Dame

La Cathédrale surpasse toutes les autres par sa richesse, sa luminosité et son ambition comme en témoignent les plus de deux milles trois cents pièces qui constituent le célèbre Ange au Sourire, témoin de l’école champenoise du treizième siècle.
Modèle d’architecture gothique, l’édifice est long de cent cinquante mètres et a une hauteur sous la voute de près de quarante mètres. Sa nef s’élève sur trois niveaux et la profusion de fleurs sur les vitraux lui donne une légèreté qui contraste avec sa majestuosité. Il est possible de visiter les tours et les parties hautes de l’église. La partie basse, elle, est gratuite.
Le Palais du Tau

Il doit son nom à la lettre grecque « T », dont la forme a servi aux architectes pour dessiner l’édifice. Il fut la résidence des évêques et des archevêques du diocèse. Jouxtant la cathédrale, il hébergeait aussi les rois de France, lors de leur sacre dans la ville.
Après diverses réhabilitations, il accueille aujourd’hui un musée qui retrace l’histoire des sacres des rois de France et il contient de nombreux objets et trésors royaux.
La Basilique Saint-Rémi

Construite au douzième siècle pour accueillir les reliques de Saint-Remi, l’évêque qui a baptisé Clovis, la basilique est une des plus impressionnantes réalisations romano-gothiques du Nord de la France. Elle possède une nef romane et un chœur gothique bâti sur quatre étages donnant une impression d’harmonie et de légèreté.
Le musée Saint-Rémi
Il est situé dans l’ancienne abbaye bénédictine de la rue Simon et présente l’histoire et l’archéologie de la ville. Il possède une impressionnante collection d’objets royaux utilisés lors des sacres, notamment celui de Charles X.
De plus, on y trouve les trésors de la Cathédrale Notre-Dame ainsi que la plus grande collection de lapidaires de France.
La Basilique Sainte-Clothilde
Édifice de style byzantin construit en forme de croix grecque et surmonté d’une coupole, il fut érigé en 1898 à l’occasion des 1400 ans du sacre de Clovis. La basilique rend aussi hommage à la femme de Clovis qui eut une part importante dans la conversion de son mari au catholicisme.
Elle héberge plus de deux milles reliques ayant appartenu à des saints d’importance, lesquelles sont conservées dans plus d’une centaine de reliquaires.
La Place Royale
Il s’agit de la place centrale de la ville. Construite dans la deuxième moitié du dix-huitième, elle répond à la volonté royale de faire de cet endroit le croisement des routes entre Paris et la Champagne ainsi que celle reliant les Flandres à la Bourgogne.
Au centre de celle-ci se trouve une statue de Louis XV en empereur romain. La précédente statue qui le représentait en habits royaux a été détruite à la Révolution.
La Place Drouet-d’Erlon
Important lieu de socialisation, c’est une place bordée d’arcades qui possède en son centre la Fontaine Subé, surmontée d’une statue peinte en or, La Gloire.
Sur cette place, se déroulent le marché de Noël et de nombreuses autres manifestations qui rythment la vie rémoise. Ses arcades abritent de nombreux cafés et restaurants.
La Porte de Mars

Monument qui date de l’époque romaine, il doit son nom à sa proximité avec le temple éponyme, dédié au dieu de la guerre. C’est l’arc le plus important de tout le monde romain. Il était utilisé, dans la période antique, comme arc de triomphe pour signifier de la puissance de l’empire romain avant d’être incorporé dans l’architecture de la ville comme une simple porte.
Avec l’arrivée du tramway dans la ville, la porte a bénéficié d’un aménagement du territoire qu’elle occupe. Une nouvelle perspective permet de mieux la mettre en valeur et de faciliter son accès aux piétons.
La Place du Forum

Ancienne place qui servait de lieu de réunion et de débat lors de la période romaine, elle a bénéficié de fouilles approfondies. Les archéologues ont déniché un cryptoportique gallo-romain qui constituait une des trois galeries enterrées sous la place.
Ces galeries ont été construite vers 200 après Jésus-Christ et servaient au stockage des grains. Cette exhumation est un fait rare dans le monde, ce qui donne à la place une dimension internationale.
La Chapelle Foujita
Autre nom de la Chapelle Notre-Dame-de-la-Paix, elle est située à proximité du centre historique de la ville.
Construite dans un style néo-roman, elle est recouverte des fresques du peintre Léonard Foujita, un artiste japonais qui se convertit au catholicisme à la fin de sa vie. Sa construction commence en 1965 sous la direction de Maurice Clauzier.
La Villa Demoiselle
Autre symbole architectural de la ville de Reims, elle porte le flambeau de l’Art Nouveau et de l’Art Déco. Construite au début du vingtième siècle d’après les plans de Louis Sorel, la villa jouxte le domaine vinicole de Pommery et possède une cave qui contient de nombreux millésimes.
La villa est ouverte aux visiteurs mais accueille aussi des réceptions dans un décor unique.
Le Musée de la Reddition
Le 7 mai 1945, dans une salle du Collège Moderne et Technique de Reims dans lequel le général Eisenhower a installé son quartier général, est signée la capitulation allemande, qui met fin à la Deuxième Guerre Mondiale.
Cette salle est restée dans toutes les mémoires si bien qu’elle a été conservée en l’état depuis 1945 et qu’un musée autour de ce lieu et de cet événement a été érigé. Il abrite de nombreuses photos et documents officiels ayant trait à la signature.
Que visiter à Dijon ?

Dijon, la "ville aux cent clochers"
Située à mi-chemin entre le bassin parisien et rhodanien, Dijon fut la capitale historique du duché de Bourgogne aux quatorzième et quinzième siècles. Elle possède un patrimoine historique et architectural extrêmement riche si bien que, sous l’Ancien Régime, elle était surnommée la « ville aux cent clochers ».
Son attrait est renforcé par son patrimoine gastronomique dont la moutarde est le porte-étendard. De nos jours, la ville attire de nouveaux résidents par son secteur tertiaire dynamique et sa longue tradition intellectuelle qui fait de Dijon un pôle culturel, économique et industriel majeur de la Bourgogne.
La Place de la Libération

Construite à la fin du dix-septième siècle pour magnifier la puissance de Louis XIV, elle a une forme d’hémicycle qui s’ouvre sur le Palais des Ducs de Bourgogne. Les travaux ont été réalisés par l’architecte Jules Hardouin-Mansart.
Renommée successivement Place Impériale sous l’Empire, Place Royale à la Restauration, Place d’Armes pendant la Monarchie de Juillet, Place du Maréchal Pétain durant l’occupation allemande, elle fut transformée en 2005 sous la direction de Jean-Michel Wilmotte, qui l’a rendue piétonne. L’architecte y a en outre installé trois fontaines et recouvert le sol de pierre de Comblanchien dont l’aspect est similaire au marbre.
Le Palais des Ducs et des États de Bourgogne

Ancien siège des souverains du duché, c’est un ensemble architectural hétéroclite dont le plus ancien élément date du quatorzième siècle. Celui-ci, de style majoritairement gothique, comprend la tour de Bar, la tour Philippe le Bon et la cour de Bar.
Cependant, la majorité des bâtiments visibles de l’extérieur ont été construits dans un style classique, au seizième et au dix-septième. Il abrite à l’heure actuelle la mairie de la ville ainsi que le musée des Beaux-Arts de Dijon.
La Tour Philippe le Bon

Haute de cinquante-deux mètres, elle surplombe, du haut de ses six six étages, le Palais des Ducs. Elle fut construite par Jean Poncelet au quinzième siècle dans un style mi classique, mi renaissance.
D’abord tour de guet, elle revêtit, au fur et à mesure du temps, une valeur symbolique qui témoigne de la puissance des souverains de l’époque ducale. Elle est ouverte au public et permet d’avoir, au sommet, une vue panoramique sur la ville.
La Cathédrale Sainte-Bénigne

Église gothique, elle est devenue une cathédrale avec la création du diocèse de Dijon dans la première moitié du dix-huitième siècle. Avec une hauteur de 93 mètres, elle est l’édifice le plus haut de la ville.
Sa construction s’étale sur tout le quatorzième siècle et sa nef a fait l’objet de fouilles archéologiques qui ont mis à jour de nombreuses sépultures. La pièce maîtresse de la cathédrale est son orgue majestueuse, réalisée dans un style mi français, mi allemand et qui était, à sa construction, le plus grand orgue de province.
L’Église Notre-Dame

Elle est située au cœur du secteur protégé de la ville et est, sans conteste, un chef-d’œuvre gothique. Ornée des deux symboles de la ville, la chouette et le Jacquemart (personnage sculpté frappant une cloche), elle est dédiée au culte de la Vierge Noire, qu’on appelait autrefois Notre-Dame de Bon-Espoir.
Sa construction date de la première partie du treizième. Sa façade ouest est ornée de cinquante-et-une gargouilles. L’église, enfin, se targue de posséder la statue de la Vierge la plus ancienne de France, laquelle est habillée de parures.
Le Musée des Beaux-Arts
Il s’agit de l’un des plus ancien musée des Beaux Arts de France. Situé dans le palais ducal, il fait l’objet d’une rénovation totale, par tranches, qui doit s’achever en 2019.
Il possède des antiquités égyptiennes provenant des donations de l’archéologue dijonnais Albert Gayet, mais aussi des peintures Primitives d’artistes suisses et flamands. La collection majeure du musée couvre la période Romantique et Réaliste. On y trouve des œuvres de Géricault, Delacroix, Courbet, Monet, Manet, Sisley et Camille Pissaro.
Le Monastère des Bernardines
Abritant depuis 1963 le musée de la Vie Bourguignonne Perrin de Puycousin, le monastère a été construit au dix-septième siècle dans un style classique et renaissance. Il y a hébergé une communauté cistercienne qui fut chassée à la Révolution. Tour à tour caserne, hospice, ou orphelinat, il a été converti en musée en 1926.
La Place Darcy
Elle porte le nom d’un ingénieur dijonnais connu pour ses travaux sur l’hydraulique. Elle date du dix-huitième siècle et est bordée d’immeubles haussmanniens.
Il s’agit de la place la plus importante de la ville, tant par sa taille, que par sa proximité avec la gare ferroviaire, ce qui explique la présence de nombreux hôtels, cinémas, banques et boutiques. Desservie par le réseau de bus et de tramway, elle est l’un des points névralgiques de la ville.
La Place du Bareuzai

Elle doit son nom à la statue du Vendangeur qui se trouve en son centre, "bareuzai" étant, en bourguignon, la personne chargée de fouler le raisin.
Elle porte en réalité le nom de François-Rude, architecte qui a dirigé sa construction. Son architecture mélange le style moyen-âge et renaissance. Cette place triangulaire est réputée pour son marché et sa fontaine centrale bordée de salons de thé.
L’Église Saint-Michel

C’est un bâtiment dont la singularité réside dans sa façade mi gothique, mi renaissance. L’extérieur témoigne d’un empilement de styles appartenant aux trois ordres grecs, inspiration clairement renaissante.
Quant à la nef et à l’intérieur de l’église en général, elles sont de style gothique. Fondée par Garnier de Mailly, abbé de Saint-Etienne, elle fut consacrée par l’évêque de Langres en 1020.
Le Jardin de l’Arquebuse
Jardin botanique public appartenant à la ville, il a été fondé dans la première moitié du dix-neuvième. Il possède presque trois mille cinq cents espèces de plantes de la région, mais aussi du monde entier.
Les cinq hectares du jardin comportent un musée d’histoire naturelle et d’ethnologie, une roseraie et un planétarium. Il porte le nom de la compagnie qui occupait le terrain avant que le jardin n’y soit transféré, lequel se trouvait sur une parcelle mitoyenne à l’actuelle gare de Dijon-Ville.
Que visiter à Bordeaux ?

Bordeaux, quand la « Belle Endormie » se dévoile
Surnommée la « Perle de l’Aquitaine » en raison de son architecture incroyable, Bordeaux a connu son âge d’or au dix-huitième siècle grâce au négoce et à la traite des esclaves. Connue dans le monde entier pour son vignoble, la ville recèle de perles architecturales à ne manquer sous aucun prétexte.
La Place de la Bourse

Plus bel exemple de l’architecture classique du dix-huitième, elle est située sur les bords de la Garonne. Elle a été réalisée dans les années 1730 par l’architecte du roi, Ange-Jacques Gabriel, à qui on doit aussi le petit Trianon de Versailles.
Les frontons des bâtiments sont d’inspirations mythologiques et grecques comme en témoignent les statues de Neptune et de Bacchus. Enfin, la place à la particularité de posséder le plus grand miroir d’eau du monde, dans lequel se reflètent les bâtiments alentour, ce qui donne au lieu, la nuit, un air de féérie.
La Place des Quinconces
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Principale place du centre-ville, elle a été construite au dix-neuvième et la moitié de sa superficie est occupée par des arbres plantés en quinconces, arrangement qui a donné son nom à la place. C’est la plus grande place de France et l’une des plus grande d’Europe.
Elle comporte deux colonnes rostrales à ses extrémités ainsi qu’un monument à la mémoire des Girondins, groupe politique de la Révolution auquel appartenait notamment Condorcet. A l’heure actuelle, elle est le lieu de concerts et de manifestations mais aussi un important nœud de communication du réseau de transport bordelais.
La Place du Parlement

Située à proximité de la Place de la Bourse, c’est une place à l’italienne crée dans la deuxième moitié du dix-huitième qui porte le nom de l’ancien Parlement de Bordeaux, supprimé à la Révolution.
Sa réfection dans les années 1980, a permis de donner au sol une nouvelle vie, grâce à ses grandes dalles de calcaire doré. Les façades richement décorées des immeubles qui la bordent sont ornées de balcons en fer forgé. Au milieu de la place se trouve une fontaine datant du Second Empire.
Le Grand Théâtre

Edifié par Victor Louis sur une commande du Cardinal de Richelieu, son architecture néoclassique n’est pas sans rappeler l’Antiquité.
Il abrite un théâtre à l’italienne dans une salle de plus de mille places. Son intérieur bleu, or et de marbre blanc est représentatif de la richesse et de l’opulence de la ville. Il a été inauguré en 1780 avec une pièce de Racine, « l’Athalie ».
Le Pont de Pierre

Pont à voûtes de presque cinq cents mètres, il a été construit sur ordre de Napoléon. Il a été rendu célèbre par plusieurs gravures représentées sur des timbres et par une huile de Garnerey décrivant la bichromie de l’ouvrage ainsi que les guichets de l’octroi, lesquels ont été détruits après la Deuxième Guerre Mondiale.
La Cathédrale Saint-André

Édifice gothique le plus imposant de la ville, il a été construit au douzième et consacrée par Urbain II, pape à l’origine de la première croisade. La bâtisse contenait, jusqu’à la Révolution, une des plus belles orgues de la chrétienté avant que celle-ci ne soit vendue et ses tubes, fondus pour un usage militaire.
La Tour Pey Berland

Haute de soixante-six mètres et jouxtant la Cathédrale Saint-André, elle a été construite dans la deuxième moitié du quinzième.
Elle est surmontée d’un clocher accueillant un bourdon de plus de huit tonnes, lui-même surmonté d’une flèche qui a été détruite au dix-huitième lors d’un épisode de tempête très violent. Cette dernière a été remplacée par une statue dorée de la Vierge à l’Enfant.
Le Palais Rohan

Bâti par l’archevêque de Bordeaux au dix-huitième, il fut l’hôtel de l’Archevêché jusqu’à la Révolution. Son architecture Louis XVI, monumentale et sobre à la fois, se caractérise par un portique ionique et une façade ornée de colonnes.
Il a abrité, au cours des siècles, la préfecture, le palais impérial de Napoléon et devint l’hôtel de ville en 1835.
La Porte Cailhau

Au Moyen-Âge, elle était la principale porte d’entrée de la ville. Construite au quinzième, elle doit son nom aux cailloux, qui se disaient « calhaus » en langue gasconne.
Elle est haute de trente-cinq mètres et sa façade est ornée d’un écusson à fleurs de lys porté par deux anges. Elle a été construite à la mémoire de Charles VIII, qui a remporté la bataille de Fornoue contre les Italiens.
La Porte de la Grosse Cloche

Il s‘agit du beffroi de l’ancien hôtel de ville. D’une hauteur de quarante mètres, la porte a été édifiée au quinzième et servait de point de passage aux pèlerins de Saint-Jacques de Compostelle.
Elle se comporte de deux tours à créneaux qui sont reliées par un bâtiment central, lequel est dominé par un léopard d’or. Le beffroi servait d’alarme en cas d’incendie mais aussi de signal pour annoncer le début des vendanges.
La Basilique Saint-Michel

Édifice gothique flamboyant datant du seizième, il se caractérise par son clocher indépendant, haut de plus de cent mètres, et qui a la particularité d’être le plus haut du Midi.
La basilique renferme une pietà du quinzième siècle ainsi qu’une sculpture à l’effigie de Sainte-Ursule, datant du dix-huitième.
La Place des Grands Hommes
Place circulaire de laquelle partent plusieurs voies portant le nom d’illustres intellectuels comme Diderot, Montaigne, Rousseau ou Buffon, elle est occupée, en son centre, par un gigantesque centre commercial de verre et d’acier de forme circulaire où se trouvent de nombreux magasins.
L’organisation de cette place et du quartier éponyme dans lequel il se trouve date de la Révolution.
La Rue Sainte-Catherine
Longue de plus d’un kilomètre, elle traverse le centre-ville de Bordeaux, du Grand Théâtre à la Place de la Victoire. C’est une des principales artères commerciales de la ville, où se trouvent toutes les plus grandes enseignes.
Elle fit l’objet, au début des années 2000, d’un vaste projet de réaménagement sous la direction de l’architecte Jean-Michel Wilmotte.
Le Musée d’Aquitaine
Cette institution conserve tous les documents ayant trait à l’histoire de la ville, auxquels s'ajoutent différentes collections de chefs-d'oeuvre. Le musée possède plus de cinq mille objets d'art d’Afrique témoignant de l’histoire portuaire de Bordeaux.
Axé principalement sur l’histoire, l’archéologie et l’ethnologie, il s’est enrichi en 2009 d’une nouvelle exposition permanente sur le rôle de la ville dans la traite des esclaves.
Que visiter à Strasbourg ?

Strasbourg, la capitale de l'Europe
Située sur la rive gauche du Rhin, Strasbourg est une ville où siègent de multiples institutions internationales et européennes. Elle reste marquée par une histoire riche et tourmentée à cheval entre les cultures françaises et allemandes.
Sa position géographique frontalière avec l’Outre-Rhin a laissé de multiples traces dans son patrimoine architectural.
La Cathédrale Notre-Dame

Deuxième plus haute cathédrale de France après celle de Rouen, culminant à plus de cent cinquante mètres, elle se caractérise par son architecture gothique et un clocher unique surmonté d’une flèche. Sa construction débute au douzième et s’achève au milieu du quinzième.
A la Révolution, de nombreux républicains zélés ont tenté de détruire la flèche voire de la coiffer d’un gigantesque bonnet phrygien, celle-ci faisant, selon eux, injure au sentiment d’égalité que devait donner la République. De tout temps, depuis la Réforme jusqu’à l’invasion allemande, elle a été le théâtre de revendications catholiques et des protestantes.
La Maison Kammerzell

Maison à colombages se situant sur la Place de la Cathédrale, sa construction date du milieu du quinzième. Elle a une architecture renaissante où se mêlent des sculptures hétéroclites représentant aussi bien des scènes de la vie sacrée que profane : les cinq sens, les quatre âges de la vie, l’espérance et la foi.
De nombreux personnages historiques sont aussi présents comme Hector, César ou Charlemagne. On doit ce bâtiment un brin extravagant à un négociant en fromages du nom de Martin Braun.
La Place Kléber

Place centrale de Strasbourg, elle porte le nom de l’illustre général Jean-Baptiste Kléber, assassiné en Égypte en 1800 par un étudiant syrien dont la gloire dépassa, pour quelques mois, celle de Bonaparte.
La place est bordée par l’Aubette, un grand bâtiment néo-classique qui date du dix-huitième et qui fut utilisé comme corps de garde, puis conservatoire de musique. Il fait actuellement l’objet d’un projet de transformation qui vise à en faire un espace commercial avec des boutiques et des restaurants de luxe.
Le Palais des Princes de Rohan

Palais épiscopal appartenant à la maison des Rohan, il date du dix-huitième et a été construit dans un style classique. Il a pris le nom de la famille dont plusieurs personnalités, à la fois princes et évêques, ont dirigé le diocèse de Strasbourg.
A la Révolution, il servit de centre de détention puis en 1794, le bâtiment devint une école destinée à former le personnel de santé des armées. En 2008, il a été le lieu de rencontre entre Nicolas Sarkozy et Barack Obama.
La Place Gutenberg

Nommée ainsi en mémoire de l’imprimeur allemand à qui on doit l’imprimerie, elle accueille, lors du mois de décembre, le Marché de Noël. Se situant dans la Grande Île de la ville, elle a été aménagée au douzième siècle.
La Chambre de Commerce et d’Industrie est sans conteste le bâtiment le plus pittoresque qui borde la place. En sous-sol se trouve un parking qui facilite grandement les déplacements des riverains et des touristes.
Le Quartier de la Petite France

Situé sur la Grande Île de Strasbourg, c’est un quartier où se trouvent de nombreuses maisons à colombages qui restituent l’atmosphère d’antan de la ville. Totalement détruit pendant la Seconde Guerre Mondiale, il a fait l’objet d’un gigantesque projet de reconstruction entre les années cinquante et quatre-vingt.
Le quartier tire son nom d’un ancien hospice, construit vers la fin du quinzième, qui accueillait des malades de la syphilis. On y trouve d’anciennes maisons de tanneurs, profession qui a fait la richesse de Strasbourg pendant des siècles.
Les Ponts Couverts

Il s’agit de trois ponts en arc enjambant l’Ill qui faisaient partie, au douzième et au treizième, du système défensif de la ville. Situés en plein cœur du quartier de la Petite France, ils sont jalonnés de quatre tours fortifiées. Ils tirent leur nom de la toiture en bois qui les couvraient, ouvrage qui a depuis disparu.
La Place de la République
Elle faisait la jonction entre l’ancienne et la nouvelle partie de la ville, du temps où Strasbourg appartenait à l’Allemagne. Autour de celle-ci ont été édifiés cinq bâtiments prestigieux qui mêlent différents styles architecturaux. On y trouve la Bibliothèque nationale et universitaire qui comprend plus de trois millions de volumes et qui possède, après Paris, le plus grand fond d’ouvrages de France.
En outre, se trouvent le théâtre national de Strasbourg qui était auparavant le parlement d’Alsace-Lorraine et le Palais du Rhin, qui abrite depuis 1920 la Commission Centrale pour la Navigation du Rhin. Enfin, en plus d’un monument aux morts que l’on doit à Léon-Ernest Drivier, on peut y contempler le Palais Universitaire, qui reste à ce jour un des plus beaux exemples de l’architecture Wilhemienne.
Le Palais du Rhin

Construit par Hermann Eggert en 1883, il devait répondre à la problématique de l’accueil de l’Empereur dans la ville qui, à la suite de la guerre de 1870, passa sous domination allemande.
Surmonté d'une immense coupole, il est l’un des plus emblématiques symboles de l’architecture prussienne, mélangeant flamboyance et pragmatisme. Ceci est particulièrement visible à l’intérieur du palais où se succèdent loggias, frontons richement décorés, bossages et statuaires.
L’Opéra

Édifié au début du dix-neuvième, il arbore un style néoclassique dont le fronton est orné de six colonnes sur lesquelles reposent des muses. On doit sa construction à Villot mais les muses, elles, ont été sculptées par Landolin Ohmacht.
Si l’édifice a été sévèrement touché lors de la guerre franco-allemande de 1870, sa façade arrière, lors de la reconstruction, a été enrichie d’un avant-corps circulaire, encore visible aujourd’hui.
L’Eglise Saint-Paul

Église protestante de confession réformée que l’on doit à l’architecte Louis Müller, elle a été bâtie à la toute fin du dix-neuvième. Elle se caractérise par des flèches jumelles très élancées, ce qui accentue son aspect gothique.
Elle se distingue aussi par ses nombreuses portes d’entrée car, étant à l’origine destinée aux protestants de la garnison allemande stationnée dans la ville, elle devait permettre aux soldats d’entrer et de rejoindre leur rang selon leur grade et donc de ne pas se mêler aux grades supérieurs ou inférieurs.
L’Eglise Catholique Saint-Pierre-le-Jeune
Bâtiment en grès rose que l’on doit aux architectes Neckelmann et Hartel, l’église a été édifiée à la fin du dix-neuvième siècle. De style néoroman, elle se distingue par sa coupole de plus de cinquante mètres de hauteur, ce qui en fait la coupole la plus haute d’Alsace.
Cette église est l’une des plus importantes réalisations architecturales de la période allemande de la ville. En 2006, on y a installé une statue de Charles de Foucaud sur le parvis.
Le Musée de l’Œuvre-Notre-Dame
Il célèbre les arts décoratifs de la région et se caractérise par une gigantesque collection d’éléments architecturaux comme des statues ou des tapisseries provenant des églises de la région. Le musée comporte quatre ensembles d’objets bien distincts : les œuvres d’orfèvres, celle des maîtres verriers, des menuisiers puis, enfin, des sculptures sur ivoire.
Beaucoup de ces objets viennent d’illustres inconnus qui ont pourtant marqué l’histoire sacrée de l’Alsace. Au centre du musée, se trouve un jardin médiéval s’inspirant des peintures du quinzième dans lequel se trouve un ensemble de dalles funéraires.
Le Parc de l’Orangerie

Il s’agit de l’un des principaux espaces verts de la ville qui se situe face au conseil de l’Europe. D’une superficie de vingt-six hectares, on doit son dessin à Le Nôtre, qui fut notamment chargé de la création des jardins du château de Versailles. Le parc tire son nom des quatre cents orangers confisqués à un château voisin par les républicains à la suite de la Révolution.
Au début du dix-neuvième, on y construisit le pavillon Joséphine, qui fut en charge d’accueillir Joséphine de Beauharnais, la femme de Napoléon. A l’heure actuelle, le parc abrite un lac, un zoo et un restaurant réputé, le « Buerehiesel ».
