Que visiter à Saint-Malo ?

Saint Malo, la ville corsaire
Située en Bretagne, dans le département de l’Ille-et-Vilaine, Saint-Malo est une ville au passé haut en couleur.
Elle s’est particulièrement illustrée au dix-huitième, lorsque les armateurs de tous horizons se précipitèrent en terre malouine pour partir vers le Nouveau Monde.
Jacques Cartier, qui a découvert le Canada, est sûrement une des figure de proue de cette ville du bord de la Manche.
Le Château et ses remparts

Propriété des ducs de Bretagne, le bâtiment abrite actuellement les services municipaux et le musée d’histoire de la ville et du pays malouin. Le château fort est de style médiéval et a été construit au début du quinzième siècle.
Il est complété d’un ensemble de murailles qu’il est possible d’arpenter. Ancien chemin de ronde, elles permettent d’avoir une vue imprenable sur la ville. Les remparts délimitent la ville close, composée de malouinières, anciennes demeures des armateurs.
Le Fort National

Situé sur une île uniquement accessible à marée basse, il fut appelé « Fort impérial » durant les premières heures du Second Empire. Le projet d’un fort pour défendre la baie et soulager les remparts en cas d’attaque vint de Vauban sur un ordre de Louis XIV.
La réalisation du projet fut confiée à Siméon Garangeau. Le fort fut le lieu d’un célèbre duel qui impliqua le baron Surcouf, le célèbre corsaire, et un officier britannique lors de l’attaque de la ville par les Anglais en 1693. Actuellement, il peut se visiter et même se louer.
Le Fort du Petit-Bé

Construit par Vauban, il fait partie de la ligne défensive pensée par le célèbre architecte militaire de Louis XIV pour assurer la protection de la ville. Il se situe à quelques dizaines de mètres d’un autre fort, celui du Grand-Bé.
Malgré sa petite taille, il pouvait contenir presque vingt canons et plus de cent cinquante soldats. Il fut cédé à la ville à la fin du dix-neuvième, mais il fut laissé à l’abandon. Restauré en 2012, il peut maintenant se visiter à marée basse.
La Cathédrale Saint-Vincent
C’est une ancienne cathédrale qui est repassée église paroissiale en 1801. Elle mélange les styles gothiques et romans. Si sa construction date du douzième siècle, l’édifice a été complètement restauré à la fin de la Deuxième Guerre mondiale, ce qui lui a permis à de retrouver sa splendeur.
La rosace est signée Raymond Cornon et les vitraux ont été réalisés par Jean Le Moal. Depuis 2003, le bâtiment abrite une statue de la Vierge à l’Enfant, qui se trouvait auparavant au-dessus de la Grand-Porte. Elle a été déplacée à cause de sa trop grande exposition aux intempéries.
La Demeure du Corsaire
Il s’agit de l’ancienne demeure d’un corsaire notable, François-Auguste Magon-de-la-Lande. Il fut le principal armateur de la ville et sûrement l’un des plus riches. Il occupa le poste de directeur de la Compagnie des Indes orientales.
Le bâtiment, aujourd’hui, peut se visiter. En plus des visites guidées, le château se loue pour des conférences, des mariages ou des symposiums. Ses nombreuses salles regorgent d’objets exotiques qui retracent la vie et les voyages de l’armateur malouin.
La Tour Solidor

C’est un donjon qui domine la Rance, la rivière qui passe à Saint-Malo. Il se compose de trois tours, lesquelles sont réunies par des courtines. Construite à la fin du quatorzième, elle fut employée à la défense de la ville jusqu’à la Révolution. Elle fut ensuite transformée en prison.
Actuellement, elle abrite le musée des cap-horniers qui retrace le passé de Saint-Malo et les voyages aux longs cours de ces célèbre navires. À travers des cartes, des instruments aidant à la navigation et des maquettes, il est possible de se replonger dans le passé aventureux de la ville.
Le Mémorial 39-45
C’est un musée consacré à l’occupation allemande de Saint-Malo pendant la Deuxième Guerre mondiale. Il est installé dans un ancien blockhaus construit pour y abriter des pièces antiaériennes.
Il se situe dans la cour du fort de la presqu’île d’Aleth. Sur trois niveaux, il est possible de voir une dizaine de pièces originales ainsi que de revivre l’invasion et la libération de Saint-Malo.
Les Rochers sculptés de Rothéneuf

Sculptés au début du vingtième par un abbé de la commune, Adolphe Julien Fouéré, les rochers sont une manifestation tout à fait étonnante et spontanée de l’art brut. Allant du bas-relief au visage, ils représentent avec beaucoup de malice certains personnages connus à l’époque de l’ecclésiastique.
Il y a aussi représenté la guerre du Transvaal, qui éclata entre les Britanniques et les Hollandais en Afrique du Sud. Enfin, on y trouve quelques scènes cocasses tirées sans doute de l’actualité coloniale, comme celle de l’évangélisation des peuples primitifs par les missionnaires.
Le Parc Botanique de Haute-Bretagne
C’est un jardin botanique qui est situé à dix kilomètres au nord de la ville de Fougères. Construit au dix-neuvième siècle autour du château de la Foltière, il fut abandonné pendant le vingtième. C’est sous l’impulsion d’Alain Jouno, qui l’a racheté en 1994, que le parc entame sa renaissance. Il y crée seize jardins thématiques propices au songe et à la rêverie poétique.
Les différentes zones abritent plus de sept mille espèces florales et ont été pensées en fonction de la topographie des lieux. Les jardins de l’Acadie, par exemple, évoquent la naissance. Ils ont ont été nommés suivant une sémantique propre à la genèse : le jardin préhistorique, du Soleil-levant...
Les Malouinières
Derrière ce nom se cachent les anciennes maisons des armateurs qui ont fait la fortune de la ville durant des siècles. Ce type de construction est apparu au dix-septième. Si certaines malouinières furent construites dans les environs de Saint-Malo, on en trouve aussi dans la ville close. Une malouinière est construite en pierre enduite d’un crépi.
Les toits sont en général hauts, ce qui lui donne un air caractéristique, allure accentuée par la parfaite symétrie de son architecture. Beaucoup sont encore habitées, mais certaines peuvent se visiter. La Malouinière de la Ville Bague, notamment, propose des visites guidées.
Le Grand Aquarium
Situé à l’entrée de la ville, l’aquarium regroupe plus de onze mille animaux répartis sur quarante-six bassins. Parmi les six cents espèces présentes, l’aquarium possède un anneau à requins, où sept squales côtoient des tortues de mer dans un bassin qui encercle totalement la pièce où se tient le spectateur.
C’est sans conteste l’attraction phare de l’aquarium. On y trouve, au détour de la visite, un espace réservé aux mers froides et tempérées, une zone tropicale et une dernière, dédiée à la mangrove.
Le Sentier des Douaniers (GR 34)
Le sentier de Grande Randonnée GR34 parcourt toute la côte bretonne. Il part du Mont-Saint-Michel dans la Manche et s’arrête au Tour-du-Pars, à quelques encablures de la frontière entre le Morbihan et la Loire-Atlantique.
En Ille-et-Vilaine, il traverse les villes de Dinart, Saint-Malo, Cancale et Dol-de-Bretagne. Il épouse parfaitement la côte bretonne et permet ainsi de découvrir les nombreuses criques et baies qui la composent.
L’île de Cézembre
C’est une petite île de dix-huit hectares qui est pratiquement inhabitée. À l’exception d’un hôtel-restaurant, il n’y a aucune maison. L’île fut utilisée dans un but militaire jusqu’à la Deuxième Guerre mondiale. Les Allemands la fortifièrent très largement afin de résister aux assauts américains lancés à la Libération.
L’île possède une végétation erratique et tourmentée. On y recense plus de deux mille impacts de bombes. La guerre a aussi laissé des traces de métaux lourds ainsi que des obus qui n’ont pas explosé. De fait, la totalité de l’île n’a toujours pas été déminée.
Que visiter à La Rochelle ?

La Rochelle, la "Porte Océane"
La Rochelle a une histoire intimement liée à son passé maritime. Plus grand port entre la Loire et la Gironde, elle est l’ancienne capitale historique de l’Aunis. La Rochelle est une cité millénaire qui jouit d’un patrimoine historique et urbain de premier ordre.
Le Vieux-Port

Il s’agit du port historique de la ville. Il est célèbre de par le monde par les deux énormes tours circulaires qui en gardent l’entrée. La Rochelle se développa par l'entremise du port notamment lors de la Guerre de Cent Ans et de la découverte de l’Amérique.
Il a absorbé plus de la moitié du trafic d’esclave à destination du Nouveau Monde. S'il existe depuis le treizième siècle, les quais datent du dix-huitième et du dix-neuvième. À l’intérieur on y trouve un port de pêche, de plaisance et de commerce.
La Grosse Horloge

C’est une des portes d’entrée de la ville. Elle date de l’époque où les remparts n'étaient qu’une simple enceinte. Alors que la ville s’étendait, elle devint peu à peu obsolète si bien qu’on y a mis une cloche pour la transformer en beffroi.
Le clocher octogonal témoigne d’une architecture renaissance alors que le reste de la porte est de style médiéval. Au milieu du dix-huitième, on démolit la partie supérieure de la porte pour y placer un cartel Louis XV, ce qui ajoute une touche classique à l’ensemble.
La Tour Saint-Nicolas

Il s’agit d’une des trois tours qui jalonnent le front de mer. Sa construction a débuté au milieu du quatorzième. La tour avait pour but de protéger le Vieux-Port. À l’époque de la Marine à voiles, elle servait de point d’attache à une grosse chaîne métallique qui y interdisait l’accès.
Quand on la regarde, elle présente une légère inclinaison vers l’est, car le terrain étant marécageux, les fondations utilisées se sont affaissées peu après le début de la construction. De ce fait, les ingénieurs ont décidé de stabiliser les fondations plutôt que de la reconstruire.
La Tour de la Chaîne

Cette tour fait face à la tour Saint-Nicolas. La chaîne qui y était tendue depuis celle-ci a d’ailleurs été mentionnée par Rabelais dans « Pantagruel ». Majestueuse porte qui permet d’accéder au port, elle a été construite entre 1382 et 1390.
Depuis plus de trois siècles, elle n’a plus de fonction militaire. Aussi, elle sert de musée. L’ensemble du stock de celui-ci a complètement disparu lors du passage de la tempête Xynthia. Si la salle basse n’est plus accessible au public, l’étage l’est encore. Le musée a rouvert ses portes en 2010.
La Tour de la Lanterne

Cette tour complétait, avec les deux tours précédentes, la défense de la ville. Située un peu en retrait par rapport aux deux autres, elle barrait l’accès au port pour les navires et veillait, afin qu'ils aient le droit d'entrer, à ce qu’ils soient désarmés.
Haute de cinquante-cinq mètres, elle est constituée d’une base cylindrique surplombée d’une flèche orthogonale. La tour est présente dans l’art pictural, notamment sous le pinceau de Trouillebert, qui l’a peinte dans un tableau intitulé « La Rochelle ».
L’Hôtel de Ville

Abritant la mairie de la ville depuis le quatorzième, elle a aussi accueilli la résidence du gouverneur de l’Aunis entre le dix-septième et le dix-huitième, avant de redevenir un bâtiment municipal. Sa construction débute au quinzième et s’étend sur cinq siècles. Le corps principal est de style Renaissance. On doit sa construction à Favreau.
Le beffroi et le pavillon sud, eux, arborent un style néo renaissance et leurs travaux ont été dirigés par Juste Lisch. Sur le mur d’enceinte se trouve une stèle qui commémore l’acte de bravoure de Léonce Vieljeux qui, pour avoir refusé d’accrocher un drapeau du Troisième Reich, a été arrêté, déporté et fusillé.
La Cathédrale Saint-Louis

Cathédrale de style classique, on doit sa construction à l’architecte Jacques Gabriel. Elle commença en 1742 et se termina sous le Second Empire.
À l’intérieur on peut y contempler une coupole de William Bouguerea qui se compose de six tableaux qui représentent des scènes de la vie de Marie. Le clocher, de style gothique, abrite trois cloches fondues entre 1818 et 1887. Elles se prénomment Marie-Ursule, Louise, et Louise-Marie-Aimé.
La Maison Henri II

Construite pour un notable répondant au nom de Hugues Pontard, la maison date du milieu du seizième. Elle a une architecture bien particulière, car elle se présente comme un enchevêtrement de colonnes, de frontons et de plafonds à caissons.
En réalité, l’intérieur de la maison n’est pas vivable. Ce n’est qu’un dédale de couloirs étroits. Ainsi, elle donne l’impression d’une maison majestueuse, mais n’est en fait qu’un décor, un simulacre de domaine dont seraient sûrement jaloux plusieurs studios de cinéma.
L’Hôtel de la Bourse
Siège de la Chambre de Commerce depuis le dix-huitième, elle a longtemps été liée au destin maritime de la ville. Aussi, elle servait aussi de bourse de commerce des échanges maritimes. Le bâtiment présente une architecture classique : deux ailes différentes reliées par un pérystile. Ce dernier repose sur huit colonnes.
À l’intérieur, on y trouve de nombreux portraits de notables qui ont participé au succès de la ville. L’hôtel dispose aussi de nombreuses pièces prestigieuses comme des poupes de navire ou des ancres, toutes témoins du riche passé de La Rochelle.
L’Aquarium
Avec plus de douze mille animaux répartis en plus de six mille espèces, c’est l’aquarium le plus visité de France. Il joue un rôle prépondérant dans la compréhension et la protection du patrimoine maritime, car, en plus d’accueillir les touristes, c’est aussi un centre de recherches.
L’aquarium est divisé en plusieurs salles selon les régions climatiques du globe. Il est possible de contempler des espèces tropicales, de Méditerranée ou de l’Atlantique.
Les Arcades
Il s’agit d’une rue qui fait le charme de la ville et qui témoigne du passé marchand de la ville. Les arcades ont été construites initialement pour que les commerçants puissent étaler leurs marchandises tout en étant protégés des rigueurs du climat.
Datant pour la plupart du quinzième, les arcades sont toujours utilisées à des fins commerciales. Ses ogives voûtées abritent des commerces et des terrasses de café.
Le Musée des Automates
Il s‘agit du premier musée de ce type en France. Il regroupe de nombreux automates de France et d’Europe. Une partie du musée est consacrée à des reconstitutions historiques, une autre aux automates du dix-neuvième et d’avant.
Enfin un espace est dédié aux machines publicitaires des années 20 aux années 50 et aux vitrines mécanisées des grands magasins.
L’île de Ré
Reliée à La Rochelle par un pont, c’est une île ensoleillée qui profite de la douceur apportée par le Gulf Stream. Ré est une île qui possède aussi bien des plages de sable blanc, de somptueuses résidences secondaires, qu’un patrimoine architectural et culturel très riche.
En dehors du tourisme, première source de revenus de l’île pendant l’été, Ré tire sa richesse, en hiver, des marais salants.
Que visiter à Rouen ?

Rouen, l'Athènes du genre gothique
Bordée par la Seine, Rouen est une ville qui a la particularité d’être la capitale régionale la plus proche de Paris. Située dans le département de la Seine-Maritime, elle déploie un patrimoine architectural somptueux qui est en partie lié à l’histoire maritime de la ville.
La Cathédrale Notre-Dame

Il s’agit de l’édifice le plus prestigieux de la ville. Sa construction a débuté en 1030 et s’est achevée cent ans plus tard. Construite à l’origine comme une église romane, elle subit de nombreuses modifications et devint finalement une cathédrale gothique.
C’est la cathédrale la plus haute de France. Dans le patrimoine pictural, elle a été magnifiée par Camille Pissaro dans « Les Toits du Vieux Rouen cathédrale Notre-Dame », ainsi que par Monet dans une série datant des années 1890.
La Place du Vieux Marché
La Place du Vieux Marché reste irrémédiablement liée au supplice de Jeanne d’Arc. C’est l’endroit où elle fut brûlée vive. La place est entourée de maisons à colombages et au sud de la place, dans une auberge, se trouve un musée consacré à la vie de la Pucelle d’Orléans.
On y trouve aussi un petit marché abrité sous une halle dont les charpentes en ardoise ont une forme qui évoque l’océan.
La Tour Jeanne d’Arc
Seul vestige de l’ancien château fort de la ville, elle fut construit par Philippe Auguste au début du treizième. Son architecture évoque le style philippien, lequel se caractérise par l’abandon des tours carrées au profit des tours circulaires. C’est dans cette tour que Jeanne d’Arc a été interrogée à de nombreuses reprises et menacée de torture lors de l’instruction de son procès par l’inquisition de l’époque.
Aujourd’hui, elle a été transformée en musée et abrite des œuvres picturales, comme « La Dernière Communion de Jeanne d’Arc », un tableau de Charles-Henri Michel.
L’abbaye Saint-Ouen

C’est une église abbatiale d’architecture gothique. Sa construction date du début du quatorzième. Ses travaux ont été perturbés par la Guerre de Cent Ans.
L’abbaye, durant la Révolution, servit de fabrique. Elle fut rendue au culte après les évènements, mais elle ne recouvrit jamais ses fonctions ecclésiastiques. Elle devint un lieu d’expositions et de concerts, fonction qu’elle occupe toujours aujourd’hui.
L’église Saint-Maclou

Monument gothique flamboyant, sa construction fut entreprise au milieu du quinzième et se termina au début du seizième. Elle fut lourdement endommagée par les bombes allemandes pendant la Deuxième Guerre mondiale. L’église ne fut restaurée que soixante ans après.
Les travaux ont remédié à la pauvreté du matériel utilisé. À sa construction, les architectes ont employé des pierres de mauvaise qualité si bien que l’édifice menaçait de s’effondrer. Les travaux ont permis de remettre à neuf les parties hautes du toit ainsi que les façades occidentales et nord de l’édifice.
L’hôtel de Bourgtheroulde

Édifice de style renaissance, il fut construit pour la famille Le Roux. L’hôtel intègre aussi certains éléments gothiques comme des arcs brisés. Les sculptures ont toutes été détruites dans les bombardements qui accompagnèrent la fin de la Deuxième Guerre mondiale.
Elles ont donc été restituées ainsi que les bas-reliefs, qui représentaient des scènes de la vie pastorale. Il fut reconverti en hôtel de luxe en 2006 après avoir été occupé par une banque.
Le musée maritime
C’est un musée qui raconte l’histoire du port de Rouen, qui fut et qui reste l’un des plus grands ports de France. Une partie est consacrée aux maquettes mises à l’échelle de ce qui se trouve en aval de la ville, une autre aux grands voiliers qui ont marqué l’histoire de la ville.
Enfin, une partie est dédiée à la construction navale, à la batellerie et à la marine marchande. Au milieu du musée trône un squelette de baleine, gracieusement mis à disposition par le musée d’histoire naturelle de la ville.
L’Aître Saint-Maclou

C’est un ancien ossuaire. Le bâtiment est composé de quatre ailes distinctes construites autour d’une cour intérieure carrée. Il a été construit pour faire face à l’exiguïté du cimetière de l’église Saint-Maclou.
Les poutres du bâtiment sont composées de motifs macabres tout comme les colonnes qui représentent des squelettes engagés dans une danse macabre. La ville a racheté le bâtiment en 1927 et y a installé l’école régionale des beaux-arts, laquelle occupe toujours les bâtiments aujourd’hui.
Le Musée des Beaux Arts
C’est un musée dont les collections s’étalent sur plus de soixante salles. Le dix-septième et le dix-neuvième sont les périodes les plus représentées. Grâce aux donations de la fondation Depeaux en 1909, le musée devint l’une des places fortes de l’impressionnisme en France.
Parmi les pièces majeures du musée, on compte « La Cathédrale de Rouen, le Portail et la tour d’Albane, Temps Gris » de Claude Monet mais aussi de nombreuses toiles de Degas, Fantin Latour, Puvis de Chavanne, Sisley et Renoir.
Le Rassemblement de l’Armada de Rouen

Tous les cinq ans, Rouen est le théâtre d’une des fêtes maritimes les plus importantes du monde. La première édition coïncida avec le bicentenaire de la Révolution française. Depuis 1989, la fête s’est peu à peu ouverte aux embarcations à moteur. N’étant à l’origine prévue que pour les voiliers, elle permit à des portes-hélicoptères et des sous-marins de se joindre à la fête.
En plus des bateaux que les Rouennais et les touristes peuvent contempler, de nombreux concerts sont organisés. La fête dure dix jours et la ville se met aux couleurs des différentes nationalités des navires qui y participent. Tous les cinq ans, ce sont plus de huit mille marins qui déambulent dans les rues de la ville.
Que visiter à Colmar ?

Colmar, la capitale des vins d’Alsace
Ville d’art et d’histoire, Colmar est sûrement la plus alsacienne des villes d’Alsace. C’est la capitale du centre Alsace, non loin de l’Allemagne, située entre les Vosges et le Rhin, et placée stratégiquement entre Mulhouse et Strasbourg.
Elle offre aux visiteurs un raccourci saisissant de plus de mille ans d’histoire catholique et européenne tout en ayant le charme d’une petite ville de campagne puisqu’elle compte moins de 70,000 habitants.
La Petite Venise

Situé sur la Lauch, ce quartier doit son nom à l’alignement de maisons colorées le long de la rivière qui court au sud-est de la ville. Il s’étend de l’Ancienne Douane jusqu’aux ponts Turenne et Saint-Pierre en passant par le Quai de la Poissonnerie.
Avant l’extension de la ville, la Petite Venise se trouvait aux abords des terres arables et était donc habitée par des cultivateurs en tout genre qui venaient aux Halles pour y vendre leur récolte. Aujourd’hui, il est possible de visiter ce quartier en barque.
La Maison Pfister

Construite en 1537, elle témoigne de la richesse d’un chapelier qui fit fortune grâce au commerce de l’argent. Bien qu’elle soit d’aspect médiéval, elle reste le bâtiment qui annonça les prémices de la Renaissance architecturale dans la ville.
Elle est dotée d’une tour octogonale et de peintures murales sur lesquelles sont représentées des scènes bibliques et profanes. Elle porte le nom des Pfister, bienfaiteurs de ce lieu qui, entre 1841 et 1892, s’occupèrent de le restaurer.
La Collégiale Saint-Martin

C’est une œuvre majeure de l’architecture gothique telle qu’on la trouve en Alsace. Elle fut construite entre 1235 et 1365 et les nombreuses restaurations successives ont permis de découvrir les vestiges d’une ancienne église construite sur le même site aux alentours de l’an mille ainsi que des preuves d’agrandissements au cours des siècles.
Bien que les habitants la considèrent comme leur cathédrale, la Collégiale ne fut réellement considérée comme telle qu’une dizaine d’années car, lors de la signature du Concordat, les évêques n’arrivèrent pas à fédérer et à organiser un diocèse suffisant.
Le musée Unterlinden

C’est un des musées les plus visités de France. Il se situe dans un couvent fondé au treizième siècle qui devint, au cours des siècles, l’un des plus importants d’Alsace.
Le musée abrite une collection de peintures et de sculptures de la fin du Moyen-Âge dont la pièce maîtresse reste le retable d’Issenheim, peint par Grünwald qui fût un maître du gothique tardif.
Le marché couvert

Enchâssé entre le Quai de la Poissonnerie, la rue des Écoles et la rue des Tanneurs, le marché se situe dans une grande halle inaugurée en 1865 et construite par l’architecte Louis-Michel Boltz, à qui on doit aussi le théâtre municipal de la ville.
Situé à quelques encablures de la Lauch, son emplacement permettait aux maraîchers de la région de venir livrer et vendre leur production à l’aide de barques à fond plat. A l’heure actuelle, il y a un marché permanent complété chaque jeudi par quelques stands à l’extérieur.
Le quartier des Tanneurs

C’est un village au cœur de la ville. Constitué en grande majorité de maisons à pans de bois ainsi qu’à colombages qui datent du dix-sept et dix-huitième siècle, ce quartier a été rénové au début des années soixante-dix. C’était le cœur des activités de tannerie de la ville où les artisans vivaient et travaillaient.
Le Kohïfus

Sous ce nom étrange se cache en réalité l’Ancienne Douane. Elle est située à la confluence entre la Grand ‘Rue et la rue des Marchands. L’édifice fut construit en 1480 et il occupait deux fonctions principales. Au rez-de-chaussée se trouvaient les entrepôts où étaient stockés les marchandises qui devaient être taxées.
Le premier étage était le lieu de réunion de la Décapole, la fédération des dix villes impériales alsaciennes. Après la Révolution, le bâtiment fût réquisitionné pour des usages divers. Il fût tout à tour la Chambre de Commerce et d’Industrie, une école catholique et, à l’heure actuelle, c'est une salle qui propose diverses activités culturelles.
L'Église des Dominicains

Œuvre majeure des Ordres Mendiants, elle date du quatorzième. Au cours des siècles, elle fut endommagée de nombreuses fois par des incendies.
L’austérité de l’église a été quelque peu adoucie au début du dix-huitième par l’installation d’un décor baroque. Elle abrite l’œuvre majeure de Martin Schongauer, la Vierge au Buisson des Roses.
Le Musée du Jouet
Installé dans un ancien cinéma de quartier, il a été construit suite au don de deux milles jouets par George Trincot. Le musée possède une collection impressionnante de Barbies dont la première remonte à 1959.
Il y a aussi une collection de cent-cinquante trains et la pièce majeure du musée est sans conteste la locomotive Britannia modèle Pacific 231, pesant plus de trente-cinq kilos et mesurant un mètre quarante.
Que visiter à Annecy ?

Annecy, la Venise des Alpes entre canaux et montagnes
Sur les berges d’un lac aux eaux bleu-vert, Annecy est une destination pleine de charme qui ravira les touristes en quête de romantisme. Surnommée tour à tour la « Venise des Alpes » à la faveur des canaux qui parcourent la ville, et la « Rome des Alpes » à cause de sa vie religieuse très active depuis le Moyen-Âge.
Annecy est intimement liée à son lac et toute la ville est organisée autour de celui-ci. Outre les églises, il est possible d’aller à la plage et de trouver le calme dans les nombreux parcs qui jalonnent la ville.
Le Palais de l’Isle

Maison forte d’architecture médiévale, le palais de l’Isle date du seizième siècle. Il est bâti sur un îlot posé au milieu du Thiou, la rivière qui traverse la ville. La maison servait de péage et on y récoltait les impôts lors du passage des barques.
Bâtie au onzième siècle, elle sera employée comme geôle jusqu’au milieu du quatorzième siècle, puis reconverti en atelier de fabrication de monnaie jusqu’à la fin du quatorzième. Enfin, la maison fut transformée en prison, rôle qu’elle tint jusqu’à la Révolution française. À l’heure actuelle, elle accueille un musée qui propose de revisiter le patrimoine et l’architecture d’Annecy.
La rue Sainte-Claire
Il s’agit sans conteste l’une des plus belles rues du centre-ville. Avec ses arcades datant du dix-septième et du dix-huitième siècle, elle est le point de passage obligé pour tous les touristes qui passent à Annecy.
C’est une rue piétonne bordée de petites terrasses, mais aussi de nombreux magasins de souvenirs, de marchands de glace et de petites échoppes où il est possible de se restaurer.
Le Château d’Annecy
Ancien château fort du douzième siècle, il fut pendant longtemps la résidence des comtes de Genève ainsi que celle des ducs de Nemours. Il se dresse sur un éperon rocheux du Semnoz et domine la ville à presque cinq cents mètres d’altitude.
Il fut utilisé pour surveiller la route qui mène de Genève à l’Italie. Il subit un grave incendie dans les années 1950 et fut restauré par la commune d’Annecy. Aujourd’hui, il abrite un musée ainsi que l’observatoire régional des lacs alpins.
La Basilique de la Visitation

Il s’agit de l’édifice qui veille sur la ville. Du centre-ville, il est impossible de ne pas voir sa flèche qui s’élève au dessus des contreforts du Semnoz. La basilique est dédiée aux deux saints locaux les plus connus, Jeanne de Chantal et Saint-François de Sales. Il y héberge une petite communauté de « visitandines » et accueille les touristes pour des visites guidées.
Néanmoins, cette bâtisse est très récente. Elle a été construite dans les années 1930. Avec le développement de la ville, la communauté religieuse a donc décidé de construire cette basilique à l’écart de l’agitation urbaine.
L’Église Saint-François de Sales
Bâtie au dix-septième siècle, cette église, surnommée « l’église des Italiens » en raison de la première communauté qui la fréquenta, fut le cadre de la béatification de François-de-Sales et de Jeanne-de-Chantal. L’église accueille d’ailleurs les sépultures des deux saints.
Elle eut une histoire faite de faste et de destruction. De nombreux princes d’Europe participèrent à sa décoration. Détruite à la Révolution, elle ne dut son salut qu’à l’acharnement d’un petit groupe de fidèles qui se battit pour sa restauration.
Le Pont des Amours

Il s’agit du lieu le plus romantique de la ville. C’est un lieu où, comme son nom l’indique, les amoureux venaient se rencontrer. Mais c’était aussi le lieu privilégié des prostituées, au temps où l'activité était encore tolérée.
A l’heure actuelle, il est l’endroit le plus visité de la ville. Il offre un panorama sur l’île aux cygnes d’un côté, et sur le lac de l’autre côté, tout en étant protégé par des arbres centenaires. Il fait face aux barques qui mouillent sur les quais du canal du Vassé.
Le Pâquier

C’est sans conteste le lieu préféré des annéciens. Vaste esplanade de plus de sept hectares qui borde le lac, il relie les jardins de l’Europe au Parc et au Palace de l’Impérial en passant par le Pont des Amours.
Le légende raconte qu’une riche donatrice en aurait fait don à la ville pour que les enfants s’y amusent. En contrepartie, rien ne devait y être construit. C’est un endroit calme, où les gigantesques esplanades d’herbe sont traversées de pistes goudronnées, ce qui les rend adaptées aux ballades à vélo.
L’Impérial Palace

C’est un immense complexe hôtelier de luxe qui a bien failli être rasé au profit d’une barre d’immeuble après avoir dépéri pendant quinze ans. L’Impérial a vu passer toutes les stars du vingtième siècle et, en 1990, après des années de tractations et de travaux, il a rouvert ses portes. Il y héberge quatre restaurants, un casino et un centre de congrès de vingt-et-une salles.
Son édifice et son parc alentour en fait une promenade privilégiée des amoureux et des familles qui désirent se dépayser sans pour autant quitter la ville, d’autant que de nombreux jeux ainsi qu’une voilière émerveilleront les plus petits.
Le lac et les plages d’Annecy

Sur le lac, il y a deux plages. La plage des Marquisats est gratuite et l’autre, la plage de l’Impérial, est payante. La plage des Marquisats est une grande étendue d’herbe qui borde la route menant à Sevriet. Elle est adossée au Semnoz et est à deux pas du centre nautique, des cours de tennis, et de la salle de concert du Brise Glace.
La plage de l’Impérial se situe à côté de l’hôtel éponyme. Elle contient un espace ensablé avec des toboggans et un plongeoir. Différentes activités sont proposées le long de cette plage comme du beach-volley, du karting et la possibilité de faire du mini-golf pour les plus jeunes, pendant que leurs parents mangent au restaurant de la plage.
Le Château de Montrottier
Il est situé à une douzaine de kilomètres de la ville, dans la commune de Lovagny. C’est un ancien château fort médiéval dont la construction date du treizième siècle. Certaines pièces comme le petit et le grand logis ont été totalement rénovées au dix-neuvième dans un style renaissance.
Le château est actuellement la propriété de l’Académie florimontane qui finance des travaux de recherche sur l’histoire du château. Son intérieur regorge d‘armes, d’armures, de faïences, de tapisseries et de verreries. Il est possible de le visiter de mars à octobre.
Les gorges du Fier
C’est une gorge très étroite que l’on peut traverser à l’aide d’une passerelle de plus de trois cents mètres, laquelle a été aménagée au dix-neuvième. Située à onze kilomètres d’Annecy, elle est profonde de plus de vingt-cinq mètres.
Selon la légende, on peut entendre les cris d’un homme au fond de cette gorge. L’homme, un page, fut chargé par son roi d’espionner un comte qu’il soupçonnait d’avoir une relation amoureuse avec sa femme. Pris sur le fait, le comte s’enfuit et le page s’accrocha à la queue de son cheval. Il sectionna la queue de l’animal et tomba dans la gorge.
